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Vinyle splatter, marbré, picture disc, phosphorescent : comment sont fabriqués les pressages couleur
Le vinyle noir reste la référence technique
Le PVC noir contient du noir de carbone. Ce composant réduit l'électricité statique. Il limite les craquements de surface. La plupart des pressages noirs sortent des mêmes granulés. Le résultat varie peu d'une usine à l'autre. Le vinyle Arctic Monkeys The Car vinyle LP noir suit ce standard. Son prix reflète un pressage simple sans couleur ajoutée.
Le vinyle marbré mélange deux couleurs dans la galette
L'opérateur dépose deux granulés de couleur dans l'extrudeuse. La galette forme des veines pendant la chauffe. La presse écrase la galette entre deux matrices. Chaque disque sort avec un motif unique. Le son reste proche du noir si le PVC est vierge. Le Prince Daddy & The Hyena Cosmic Thrill Seekers vinyle double LP Blue/Black Marble utilise un marbrage bleu et noir. Le double LP loge un album long sans couper les fins de faces.
Le splatter ajoute des éclats sur la couleur de base
L'usine presse d'abord une galette de couleur. Un pistolet projette des granulés d'une seconde couleur. La presse referme le moule à 160 degrés. Les éclats fondent en surface. Le motif ne se répète jamais à l'identique. Le Doe Grow Into It vinyle LP splatter indie rock montre ce procédé. Sa base claire porte des éclats sombres visibles sous la lumière.
Le picture disc colle l'image entre deux couches transparentes
Le picture disc empile cinq couches. Une image papier forme le centre. Deux films transparents protègent l'image. Deux couches de PVC portent le sillon. Le diamant lit à travers le film. Le bruit de fond monte de 2 à 4 dB face au noir. Le Origami Angel Somewhere City vinyle picture disc pochette alt + stickers suit ce montage. Il s'achète pour l'image autant que pour l'écoute.
Le vinyle phosphorescent charge un pigment dans le PVC
Le pigment strontium aluminate capte la lumière. Il la restitue dans le noir pendant plusieurs minutes. Le pigment durcit le PVC. L'usine augmente la température de presse. Le sillon garde sa forme si le contrôle qualité suit. Le 783Punx LP's The Infernal Sea Great Mortality vinyle glow + 7\" Ltd 100 combine un LP phosphorescent et un 7 pouces. Le tirage plafonne à 100 exemplaires numérotés.
Le jaune remasterisé demande un nouveau laquage
La remasterisation grave un nouveau laque. L'ingénieur recoupe les fréquences pour le sillon. Les basses passent au centre sous 150 Hz. Les sibilances baissent de quelques décibels. Le PVC jaune reçoit ensuite la gravure. Le Hell Is For Heroes Hell Is For Heroes vinyle LP jaune remasterisé reprend ce circuit. Sa couleur jaune signale la nouvelle coupe.
Le PVC violet teinté dans la masse garde la même dureté que le noir. L'usine règle la même température. Le sillon garde la même profondeur. Le bruit de fond reste équivalent. La différence porte sur le contrôle visuel. Les rayures se voient plus sur fond uni. Le Kevin Devine Nothing’s Real So Nothing’s Wrong vinyle LP violet illustre ce cas. Il offre la couleur sans le surcoût du picture disc.
Le choix se résume à l'usage. Le noir sert l'écoute quotidienne. Le marbré et le splatter servent la collection. Le picture disc sert l'affichage. Le tirage court fixe la valeur sur le marché secondaire.